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Quelles sont les barrières à l’adoption des LegalTechs ?

Illustration barrière

Aujourd’hui, de plus en plus d’acteurs numériques tendent à modifier en profondeur la façon de travailler des juristes, ajoutant à cela la crise Covid qui a agi comme accélérateur d’adoption de solutions innovantes. En effet, selon le rapport du SRA, Technology and Innovation in Legal Services, plus de la moitié des avocats soumis à l’étude affirment avoir amélioré ou augmenté l’utilisation de solutions numériques. Mais certains restent sceptiques face à ces nouvelles technologies. Comment se traduisent ces freins à l’innovation ?

 

1. La crainte de l’investissement 

L’un des premiers freins est la peur d’investir dans la mauvaise solution. Dans son rapport, la SRA soutient que 58% des avocats ayant répondu à leur étude n’adoptent pas de nouvelles technologies juridiques pour des raisons financières.

Pour réagir à l’accroissement de la concurrence, certaines structures peuvent paradoxalement être amenées à réduire leurs investissements et dépenses. De prime à bord, l’adoption d’une nouvelle solution dans ces conditions pourrait donc sembler contre-intuitive.

Or aujourd’hui, dans une volonté de transparence sur les bénéfices d’une solution, beaucoup d’acteurs proposent de tester les solutions avant d’en faire l’acquisition, notamment grâce à des démos, période d’évaluations gratuites, ou encore des PoC (Proof of Concept). L’idée est de vérifier l’adéquation de la solution aux besoins via une évaluation rapide et personnalisée de la solution. On met alors de côté les processus contraignant de validation hiérarchique pour se concentrer sur de la découverte de la solution.

 

2. Le manque de temps

Un second obstacle important est le manque de temps. Découvrir et prendre la main un nouvel outil, c’est un investissement en temps non-facturable qui peut faire peur aux juristes. Face à la pression générée par le manque de temps et de disponibilités, maintenir le status quo des méthodes traditionnelles de travail est souvent plus rassurant.

La prise en main d’une nouvelle solution prendra indéniablement du temps. L’important est donc de réfléchir à la manière d’optimiser le temps investi, et de le répartir efficacement en fonction des profils internes, mais également avec le partenaire ou prestataire. Le choix des personnes positionnées sur les tests des Legaltechs ainsi que des interlocuteurs chez le prestataire est de ce point de vue crucial.

Enfin, il est important d’évaluer, et surtout quantifier, les gains attendus, puis constatés à travers le déploiement d’une Legaltech. Si l’on prend une solution d’automatisation par exemple, il est utile de réaliser un audit de l’existant avant le démarrage des évaluations de solutions (temps passé sur la rédaction de tel type de document, sur le traitement de tel type de dossier, etc.). Ceci pourra servir de référentiel objectif en cours et à l’issue des tests, et permettra de mobiliser les équipes autour de cibles clairement établies et partagées.

 

3. La peur de l’innovation 

Enfin, le dernier obstacle c’est simplement l’appréhension elle-même. Pourquoi changer ce qui fonctionne déjà ? Il faut ici s’attarder sur la nuance entre efficacité et efficience :  une méthode de travail qui fonctionne n’interdit les améliorations, et les solutions technologiques apportées par les Legaltechs se situent de ce point de vue systématique dans la continuité d’un process préexistant.

Lorsque l’on est professionnel du droit, la question de la protection des données clients est également un frein important à l’adoption de nouvelles technologies. Les standards de sécurités sont donc très importants pour des structures détenant des informations aussi sensibles. Toutefois, c’est justement pour répondre à ces besoins de sécurité que des Legaltechs proposent des solutions de centralisation, permettant d’adresser plus simplement les enjeux de sécurité, par opposition à la dispersion des informations résultant bien souvent des processus traditionnel (serveur, emails, drive, stockage sur machine physique, etc.). A l’instar du passage au cloud et aux solutions SaaS, généralisé depuis plusieurs années, il s’agit sans doute aussi d’un changement de paradigme et d’habitudes de travail.

Aujourd’hui, pour se démarquer et saisir les opportunités, s’informer sur les solutions existantes peut se révéler être une case obligatoire. Avec des clients de plus en plus exigeants, les juristes doivent identifier des solutions innovantes pour répondre à de nouveaux besoins. Savoir surmonter les barrières à l’adoption de nouvelles technologies est donc primordial.

Vous souhaitez en apprendre plus sur l’automatisation dans les cabinets d’avocats ? Retrouvez notre étude sur l’adoption de nouveaux outils et l’optimisation des méthodes de travail. Si vous souhaitez parler à l’un de nos pilote de votre projet d’automatisation, c’est par ici. 


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